Home NOTIZIE Report del Groupe Lyonnais d'Etudes Médicales (G.L.E.M.) sul 6° Simposio Internazionale di Auricoloterapia e Auricolomedicina

Report del Groupe Lyonnais d'Etudes Médicales (G.L.E.M.) sul 6° Simposio Internazionale di Auricoloterapia e Auricolomedicina

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Ces 9-10 octobre 2009, le VI° Symposium International d’Auriculothérapie et d’Auriculomédecine était organisé à Bologne par une équipe italienne dont nous avions connu quelques leaders lors des précédents Symposia. Le grand organisateur était le Toscan Marco Romoli, bien connu en France où il s’est produit à Paris, Nantes puis Lyon depuis 2007, pour traiter de l’inspection de l’oreille. Marco est un réel chef d’école, faisant participer ses nombreux élèves à des travaux de recherche et d’évaluation clinique. Il a écrit « Agopuntura auricolare », une somme de 382 pages qui n’a pas d’équivalent à ce jour en Français. Ce livre de référence (épuisé) ne reprend que des cartographies originales, à savoir celles de Paul Nogier, de l’Académie Chinoise de M.T.C., du Soviétique Durinyan et de René Bourdiol. Marco vient de bisser avec « Auricular Acupuncture Diagnosis » paru en 2009 chez Churchill Livingstone (Elsevier).

Rigoureux et travailleur, Marco avait bien toutes les qualités pour organiser une telle manifestation, dans la ville qui fut la première Université européenne, accueillant des étudiants de toute l’Europe ! Sa réussite fut celle de l’équipe entourant l’organisateur, animée par Carlo Maria Giovanardi : l’efficacité, la gentillesse et le manque total d’improvisation sont les points remarquables à retenir.


Le thème était audacieux : « L’Auriculothérapie fondée sur des preuves scientifiques ». Il est clair qu’avec un tel titre, les hypothèses et les théories ont été reléguées au passé. Actuellement, il faut disposer de preuves scientifiques pour qu’un diagnostic ou une thérapeutique soient reconnus efficaces. Les preuves scientifiques débutent par le simple cumul d’observations rigoureuses, alors que le cas anecdotique ne relève que du simple intérêt intellectuel ! Par contre, l’intime conviction du médecin n’a plus la valeur que lui accordait la génération précédente ! 

Quarante ans exactement après la parution du livre princeps écrit par Paul Nogier, il est logique que bien peu de nouveautés aient été présentées, à l’inverse des décades précédentes. Pour ce qui relève de la nomenclature, la seule véritable et grande nouveauté était la représentation des dents.
Le Pr. Rabischong a planté le décor par un brillant exposé, une réelle « leçon inaugurale ». Ensuite, il ne s’est exprimé que pour la remise des Prix. Sa seule présence et sa détermination ont suffi à imprimer la direction : le manque de fantaisie fut un des traits caractéristiques de ce Symposium.
À l’instar des grands congrès internationaux, l’Anglais (cette langue dominatrice) est devenue la langue officielle, même si chaque orateur pouvait s’exprimer en Italien ou en Français, étant aidé par une remarquable traduction simultanée.
Les poncifs opposent les Anglo-Saxons et les Latins sur de nombreux points. Or, c’est dans un pays profondément latin que l’Auriculothérapie a muté pour apparaître « médicale » (au sens du XXI° siècle). Lyonnaise au départ, bénéficiant en France de fées bienveillantes penchées sur son berceau, elle fut très vite connue et utilisée au plan mondial. Ayant connu un très grand développement surtout en Chine, en U.R.S.S. et en Allemagne, l’Auriculothérapie de qualité semble être devenue une spécificité européenne.


Au plan scientifique, il faut retenir le niveau particulièrement élevé des présentations. D’ailleurs, comme réponse à ma question formulée juste avant l’ouverture « Combien de participants ? », Marco Romoli m’a dit « Nous avons tant de communications ». Ceci montre bien qu’à Bologne, l’intérêt scientifique a dominé l’approche commerciale !
Oui, l’Auriculothérapie a franchi le joug de l’évaluation et de la validation pour entrer pleinement dans le pré carré de l’E.B.M. Le Symposium s’est d’ailleurs terminé en point d’orgue avec pour ultime exposé : la validation des diagnostics en Auriculothérapie présentée par Marco Romoli.
L’Auriculo-médecine (mot mal choisi, nous ne le répéterons jamais assez) s’est déclinée sur divers modes : théorie avec Michel Marignan (l’oreille droite ou l’oreille gauche ?), découverte avec Raphaël Nogier (la fréquence L), recherche avec André Lentz (les divers types de blocages), bilan d’évaluation du RAC-VAS avec Marc LeBel et Yves Rouxeville, mais aussi l’approche fantaisiste d’un Néerlandais ! Marginalisée, cette discipline souffre de sa jeunesse, de son manque de preuves et d’une exigence envers celui qui la pratique. C’est bien pour cela qu’elle restera encore pour un certain temps une discipline élitiste.
Le Comité Scientifique a réalisé l’obscur travail de classement des interventions. Pour sélectionner les meilleures présentations, les critères retenus ont été judicieux. Les travaux incomplets, ceux qui n’indiquaient pas la localisation, n’ont pas été retenus : la rétention d’information a été sanctionnée.
Les rumeurs de clientélisme qui avaient entaché le choix des Comités Scientifiques de précédents Symposia sont balayées. L’impartialité fut évidente, cette fois.
Le Prix a été remis au Pr. Gianni Allais, de Turin, pour son travail très complet sur la migraine. Tous les autres prix ont été décernés à des Italiens. La preuve est ainsi faite que l’Auriculothérapie scientifique est essentiellement Italienne, pour l’instant.
Avec courtoisie, de très rares rappels ont été effectués à l’endroit de certains conférenciers : la voie nerveuse n’est certainement pas la seule impliquée en Auriculothérapie ; la détection électrique mesure bien la différence d’impédance (résistance) entre un point et son environnement immédiat.
Par contre, deux présentations m’ont posé problème. Tout d’abord, examiner et « soigner » le pull-over d’un patient en prétendant qu’il s’agit du patient ne me semble pas être un comportement médical défendable ! Ensuite, je m’associe aux nombreuses interrogations ayant porté sur la véracité et l’efficacité supposée d’une nouvelle technique. Quels sont les points exacts, où sont les études détaillées permettant de valider la pose d’aiguilles à demeure dans l’oreille de malades souffrant de lourde pathologie dégénérative du système nerveux ? L’hypothèse ne peut pas être la certitude ; de même, la recherche n’est pas un blanc seing pour  une utilisation commerciale.
Une fois le rideau refermé, j’étais convaincu. Oui, l’Auriculothérapie a monté d’un étage. Elle a changé de stature et joue maintenant dans la cour des grands ! C’est bien ce que nous disait l’an passé le Pr. Yves Matillon, au Ministère de la Santé : « L’Acupuncture et l’Auriculothérapie sont des Thérapeutiques ». De tels propos émis par l’ancien Directeur de l’A.N.A.E.S. sont précieux !


En l’espace de 35 ans, j’ai vu l’Auriculothérapie osciller, croître, vaciller, puis croître encore. Ces cycles sont bien en accord avec les phénomènes de la vie aux développements non linéaires. Les divers métabolismes, les rythmes physiologiques, le Yin et le Yang, les saisons et les marées, la mode ou les pensées nous montrent que partout le rythme et l’alternance sont des lois de la vie !
De même, le rythme d’évolution de l’Auriculothérapie m’est apparu suivre des stades d’environ dix ans. J’ai connu le temps des pionniers enthousiastes s’achevant au Congrès de Charbonnières en 1981, puis une période d’orientation ésotérique jusqu’à la réunion de l’O.M.S., en 1990. Vint ensuite, en réaction, une direction scientiste aboutissant au Symposium de l’an 2000 et à l’édition de trois nouveaux livres. Après ces oscillations, le fléau de la balance s’est fixé : le Symposium de Bologne a consacré l’Auriculothérapie au sein de la médecine moderne. Mais, comme chez les insectes, un passage par des étapes intermédiaires était nécessaire pour atteindre le stade adulte : le stade empirique, le stade expérimental, le stade de l’évaluation.


Bologne a été un transit ; en effet, la saga initiée par Raphaël Nogier en 1994, se poursuivra. Au lendemain du Symposium, on pouvait croiser dans la Bologne historique des congressistes français et étrangers. Ils étaient fort heureux à l’idée de pouvoir découvrir une nouvelle ville en 2012. Montpellier fut la première Université créée en France (en 1220, il y a huit siècles) ; ses chercheurs ont permis des avancées scientifiques historiques pour l’Acupuncture et l’Auriculothérapie. Cette capitale régionale est sur les rangs des challengers. Ce serait magnifique d’y réunir notre Confrérie.
De toute façon, les organisateurs du prochain Symposium seraient bien inspirés en adressant le tout premier appel à communication à la fois par voie postale et par Internet. C’est une sécurité plus grande pour les destinataires de cette information capitale !

Dr Yves Rouxeville,
Membre d’Honneur du G.L.E.M.
B.P. 60 105 à 56601 – Lanester Cedex

 

 

 

Ultimo aggiornamento Giovedì 03 Giugno 2010 15:12  
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